Nous sommes au Brévent, au dessus de Chamonix. Mais Chamonix n'existe pas; aucune ville n'apparait ici. Tout est blanc. Simple. Incroyablement silencieux. Et beau. Les remontées emplies de skieurs se sont arrêtées il y a un moment déjà. On a planté trouvé un emplacement pour la tente, au bord d'un précipice neigeux; et maintenant, on regarde.
La nuit arrive, on va rester là; seuls dans ce monde de glace et de silence. Les appareils vont bientôt givrer; Alexandre casser son trépied, on aura peut être froid; on mangera des pâtes congelées; mais on ne sait pas tout ça, et on s'en fiche.
On verra plus tard. Pour l'instant, je cours dans cette immensité couverte de 3 mètres de neiges en face de ces aiguilles plâtrées.